☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Bernard Lavernhe : « Passer du pourquoi au comment »

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– Dressez, en quelques lignes, votre autoportrait.

– Heureux, fragile, sensible, triste…

Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console.

– Quel est votre âge ?

– 65 ans. Retraité… et heureux de l’être !

Je suis mature et dynamique ! Il y a toujours des projets, des rêves à réaliser !

– Où se trouve le meilleur endroit au monde ?

– Sous mon arbre !

Un petit rayon de soleil, une bise légère…

Pour un échange de sourire avec ma femme, mes filles, un proche, un ami, j’ai éprouvé le besoin de quitter la grande agglomération parisienne, de chercher un petit jardin et y planter mon arbre.

J’ai travaillé longtemps en tant qu’éducateur sur la relation, la parole, l’écoute. Et aujourd’hui je suis bien dans mon jardin, dans mon atelier de bricolage, dans la réalisation concrète.

– Quel est le sens de la vie ?

– Jean-Pierre Guay disait : « A deux on possède mieux la vie, on s’en échange les contraintes ».

Mariage? Célibat ? Concubinage? Peu importe. L’important, c’est le partage, avec, parfois, de la confrontation. Mais toujours du partage et du respect.

– Qu’est-ce que le bonheur ? Pourquoi ?

– Ne pas gâcher sa vie par des regrets !

Passer du pourquoi au comment.

Moi, je préfère carrément le comment !

Il est important de comprendre que le bonheur n’est qu’un point à l’horizon qui guide nos pas. Il faut oser le poursuivre (même si…) ou bien se résigner à tout !

– Comment passez-vous votre temps libre ? Que faites-vous le dimanche ?

– Jardin, musique, lecture et politique… Il y a de quoi faire en ce moment !

– Donnez quelques citations qui vous plaisent.

– Alphonse Allais : « Le sel de l’existence est essentiellement dans le poivre qu’on y met. »

Antoine de Saint-Exupéry : « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. »

A méditer : « L’important dans la vie, ce n’est point le triomphe, mais le combat. L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu. » Pierre de Coubertin.

A contrario : « Le seul combat perdu d’avance est celui auquel on renonce. » Vaclav Havel.

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Epsilonee : « Le bonheur est dans l’être et non dans l’avoir »

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Mon avatar, qui est une photo de mon œil, prise et traitée par ma muse, me représente bien.

C’est un œil discret et sombre qui regarde le monde.

Il voit tout, parce que j’adore la diversité !

J’aime toutes les mélodies, qu’elles soient tristes, gaies, colériques, noires…

– Quelles sont vos inspirations musicales ?

– Les années 80 indéniablement. Sam Cooke, Ron Grainer, Syd Dale, Bob Marley, Talk Talk, Alphaville, George Michael, Depeche Mode, Freddie Mercury…

Et, en plus, Chopin et Vivaldi, parce que ces musiques ont bercé mon enfance.

– Quel instrument musical maîtrisez-vous ?

– Aucun, je ne connais pas le solfège. Autodidacte, je me forme seul sur les instruments virtuels et compose sur ordinateur exclusivement.

– Et la lecture ? Pourriez-vous donner quelques citations courtes qui vous plaisent ?

– « Toutes nos passions reflètent les étoiles. » – Victor Hugo.

« Peu importent les notes, en musique, ce sont les sensations produites qui comptent. » – Leonide Pervomaïski.

« La critique est aisée, mais l’art est difficile. » – Philippe Néricault.

– Quel est le sens de la vie ?

– Faire plaisir et donner de son temps, car c’est la seule chose qu’on ne peut pas reprendre.

– Qu’est-ce que le bonheur ?

– C’est vivre simplement. Le bonheur est dans l’être et non dans l’avoir.

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Epsilonee : « Aux portes du paradis »

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– Où vivez-vous ?

– En bord de mer, en Bretagne.

J’ai choisi, il y a presque 6 ans, de m’installer en Côtes d’Armor car la mer m’inspire !

– Où se trouve le meilleur endroit au monde ?

– Ici, où je vis. C’est, sûrement, la porte du paradis.

– Quel est votre âge ? Vous vous sentez vieux ? Jeune ? Mature ? Pourquoi ?

– J’ai 45 ans. Et je me suis toujours senti vieux. Même très jeune, j’étais trop mature déjà.

– Êtes-vous marié ? Avez-vous des enfants ?

– Je ne suis pas marié, mais je vis avec ma muse.

Pas d’enfant : le temps n’est pas bon ! La société est trop incertaine pour y élever des enfants qui n’auront pas un avenir très sécurisant.

– Que faites-vous dans la vie, à part écrire des chansons ?

– Je suis professeur indépendant. J’adore enseigner pour des élèves en difficulté.

– Comment passez-vous votre temps libre ? Que faites-vous le dimanche ?

– Mon temps libre, je le consacre à la composition. Le dimanche, je vais chercher l’inspiration sur la plage en regardant l’horizon.

– Y a-t-il, au quotidien, des moments qui vous enchantent ?

– C’est quand je compose, quand je me promène sur le bord de mer avec ma muse, et le jardinage que je viens de découvrir !

– Êtes-vous content de votre vie ?

– Oui : je vis ou je voulais, j’ai ma muse, un toit, à manger et l’inspiration. Mais je serais encore plus heureux si le monde allait mieux.

 

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Laurent F. : « À la levée du jour, tous les espoirs du monde sont permis »

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– Quel est votre âge ?

– 51 ans. Je suis marié depuis plus de vingt ans (avec la même personne ! ) et j’ai un enfant de 23 ans.

– Que faites-vous dans la vie, à part écrire des chansons ? Quel est votre métier ?

– Mes métiers furent très longtemps un enchaînement de petits boulots (chose qui m’a inspiré une chanson), mais mes postes les plus stables furent ceux de photographe et de journaliste. Aujourd’hui je suis professeur de piano et de guitare.

– Comment passez-vous votre temps libre ? Que faites-vous le dimanche ?

– Mon temps libre, outre de composer des chansons, je le passe avec ma femme. Le dimanche, même programme.

Je fais beaucoup d’arrangements sur mes propres chansons. D’ailleurs pour en composer une, je fais tout moi-même : paroles et musique, interprétation, enregistrement, arrangements, mixage, mastering…

– Quelles sont vos inspirations musicales ?

– L’une de mes principales inspirations, c’est le chanteur Renaud. Pour ses textes, déjà, où se mélangent poésie et rue, poésie de la rue, puis sa voix, qui comme la mienne n’est pas celle de Céline Dion et, enfin, pour ses mélodies fines et bien ciselées, comme ses paroles.

– Êtes-vous content de votre vie ?

– Oui, je suis content, encore plus aujourd’hui qu’à 20 ans.

Heureux en amour déjà. Donc, après, le reste suit, non ?

– Où se trouve le meilleur endroit au monde ?

– C’est chez moi, dans ma ville rose, Toulouse. J’y suis né, j’y ai grandi, m’y suis marié et c’est ici que mon fils est né.

– Y a-t-il, au quotidien, des moments qui vous enchantent ?

– Le réveil du matin. Premier café, première cigarette, le jour se lève, les oiseaux commencent à chanter, à cet instant-là, tous les espoirs du monde sont permis.

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Thomas Quesney : « Raconter ce qui nous arrive ou nous importe »

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– Quelles sont vos inspirations musicales ? Pourquoi ?

– La chanson française en général, de Georges Brassens à Noir Désir, de William Sheller à Vianney. Et puis Queen, Police, Phil Collins, John Lee Hooker, Joe Cocker, les Doors, les Beatles etc… Pourquoi ? Je ne sais pas. Sait-on pour quelles raisons on préfère le sucre au sel, ou l’inverse ?

– Quel instrument musical maîtrisez-vous ?

– Je ne maîtrise rien. Mais je connais une trentaine d’accords de guitare, trentaine suffisante pour faire des chansons.

– Avez-vous lu des livres ou suivi des formations sur la création musicale ?

– Lire des livres sur la création musicale ne présente aucun intérêt. L’essentiel est, d’abord, de vivre et, éventuellement, de parvenir à raconter ce qui nous arrive ou nous importe.

– Selon vous, peut-on devenir célèbre en étant amateur ?

– « Devenir célèbre » est une histoire de talent bien sûr, mais pas seulement. Il s’agit surtout de travail, d’opportunité, de culot.

Il faut savoir se constituer un réseau et également avoir les bons contacts qui font ouvrir certaines portes, car le monde de la musique est un entre-soi qui n’est pas plus altruiste qu’un autre.

Il faut donc être un amateur très éclairé.

– Êtes-vous content de votre vie ? Pourquoi ?

– L’important dans la vie, encore plus que l’argent, c’est le temps. Et du temps, j’en ai.

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Thomas Quesney : « Les petits instants de bonheur furtif »

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– J’ai 41 ans. J’habite à Honfleur.

– Que faites-vous dans la vie ?

– Je vis, je me promène, je lis, je travaille, comme tout le monde.

– Qui sont vos auteurs préférés ?

– Essentiellement le XIXe siècle. Maupassant, Flaubert ainsi qu’un peu de Balzac et de Georges Sand.

Bossuet : « Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » résume bien la société.

– Y a-t-il, au quotidien, des moments qui vous enchantent ?

– Les petits instants de bonheur sont bon marché. Souvent furtifs, il faut les reconnaître et les happer.

La couleur du feuillage lors d’une promenade d’automne, un vent tiède, une description incroyable par Maupassant, une partie de tennis avec un copain, que sais-je encore…

– Où se trouve le meilleur endroit au monde ?

– Dans ma tête.

– Quel est le sens de la vie ? Pourquoi ?

– Comprendre pourquoi, aimer, voir ses gosses grandir. Le reste importe peu.

☼ Les soleils d’avenir ☼ Rencontre ☼ Erick Lenguin : «  Sens interdits, sens obligatoires, sens inverses, sens giratoires… »

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– Quelles sont vos inspirations musicales ?

Sans doute la chanson, la variété dans laquelle j’ai baigné enfant et adolescent. J’aime autant certaines mélodies de Joe Dassin que de Barbara ou des pauvres beaucoup plus savantes comme les chansons de Claude Nougaro.

– Formulez, en quelques lignes, l’histoire de votre vie.

– Des rencontres, des hasards, la nécessité et l’Amour, c’est ce qui m’a amené là où je suis aujourd’hui, autant géographiquement que professionnellement et artistiquement.

– Y a-t-il, au quotidien, des moments qui vous enchantent ? Lesquels ? Pourquoi ?

– Quand une chanson commence à prendre forme et que je me dis : ça, ça va aller au bout.

– Quel est le sens de la vie ?

– Sens interdits, sens obligatoires, sens inverses, sens giratoires dont il est quelques fois difficile de sortir… Les 5 sens, le bon sens mais pas trop. Sens dessus dessous et en dépit du bon sens, sans quoi on ne ferait pas grand-chose.

– Êtes-vous content de votre vie ? Pourquoi ?

– Oui. Parce que l’amour est là et que sans lui pas de musique et pas de poésie. J’aurais fait un très mauvais poète maudit… Je n’écris que quand ça va bien.